Handicap : les propositions de l’APF dans le débat de la présidentielle 2017

Puisque les personnes handicapées semblent totalement oubliées par les candidats, l’APF (Association des Paralysés de France) profite de la campagne présidentielle 2017 pour se faire entendre. L’objectif : instaurer une société inclusive et solidaire au sein de laquelle handicapés et valides vivent en harmonie. Le projet proposé est assez ambitieux puisqu’il se compose de cinq enjeux majeurs avec pas moins de quarante propositions prioritaires. Baptisé « 2017-2022, changeons de cap », voici les détails de ce programme …

Mettre en place une société accessible pour tous

Pour atteindre cet objectif, l’APF propose la mise en place d’un fonds public « Objectif accessibilité 2017-2022 ». Ce budget servirait à subventionner, partiellement ou totalement, les travaux relatifs à l’accessibilité universelle. Tous les secteurs pourront y faire appel que ce soit les ERP, les transports, le logement, …

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Instaurer une éducation inclusive

Beaucoup d’enfants souffrant de handicap sont toujours dans l’impossibilité d’étudier alors qu’il suffirait d’adapter l’éducation à leurs besoins pour que cela soit possible. Ce que l’association propose c’est de :

  • Octroyer une formation initiale et continue aux professionnels de l’éducation
  • Renforcer les appuis techniques mis à leur disposition afin de donner un enseignement de qualité et adapté
  • Renforcer les appuis humains pour mieux accompagner les élèves handicapés

Présidentielle 2017 : l'APF en profite pour se faire entendre

Faciliter l’accès à l’emploi aux personnes handicapées

Le taux de chômage chez les personnes handicapées est plus élevé que chez les personnes valides puisqu’il s’élève à 18 %. Pour le réduire de 50 %, cette mesure phare du programme de l’APF souhaite :

  • mettre en place un plan d’action pluriannuel
  • mieux sécuriser les moyens d’intervention des fonds de la FIPHFP et de l’Agefiph
  • améliorer et développer le dispositif d’emploi

Mettre en place le revenu individuel d’existence

Grâce à la création de ce revenu, les personnes handicapées ne pouvant pas travailler pourraient toucher une somme qui leur permettrait de subvenir à certains droits vitaux comme les soins de santé, le logement, … Le montant serait équivalent au seuil de pauvreté sans tenir compte des ressources de leur conjoint.

Financer totalement les besoins d’autonomie et d’accompagnement

La dernière mesure exigée serait que la solidarité nationale prenne en charge la totalité des dépenses relatives aux aides à l’autonomie que ce soit d’ordre technique ou humain.

Cette mesure devrait tenir compte des cas de toutes les personnes handicapées et ce, quelle que soit l’origine de leur handicap et quel que soit leur âge. Cela implique :

  • la mise en place du risque autonomie. Ce dernier complèterait les risques déjà couverts par la Sécurité Sociale
  • la création d’une offre de services de proximité : celle-ci permettrait de répondre aux demandes des personnes handicapées de manière personnalisée et rapide

Une enquête révélatrice

Si ces mesures sont respectées, les personnes handicapées peuvent espérer une vie meilleure. L’APF souligne qu’elles ont été formulées suite à une enquête réalisée auprès des handicapés. Dans les résultats de cette étude, l’Ifop a pu déterminer que :

  • 79 % des personnes handicapées n’ont pas de ressources suffisantes pour vivre

58 % souhaitent que la prise en charge financière de leurs besoins de compensation soit améliorée