Justice pour tous : justice pour les handicapés !

(Last Updated On: 5 octobre 2015)
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De nos jours, un point reste méconnu du grand public mais cause pourtant du tort aux principaux intéressés : l’accès au droit pour les handicapés. Lors d’une étude réalisée par des étudiants au sein de la Faculté catholique de Lyon, des points de divergence ont été révélés et les personnes handicapées et les professionnels du droit y sont représentés dans un genre de face à face.

Le problème principal : le manque d’information

Lorsqu’on est confronté à un problème majeur, la principale entrave à sa résolution est le manque d’information. Dans ce cas de figure où droit et handicap ne font pas bon ménage, le manque d’information chez les deux acteurs forme une barrière que tous deux ne semblent pas vouloir contourner. Pour les personnes handicapées, la première source provoquant le manque d’information est la gêne ou la peur due à leur différence.

Le fait d’être physiquement différent empêche les handicapés de créer des liens avec l’extérieur et d’acquérir les informations nécessaires. Des questions doivent se poser : en tant qu’handicapé, quels sont mes droits ? Où dois-je aller en cas d’incident juridique ? A qui m’adresser ? Ce sont toutes les questions pour lesquelles les personnes handicapées ont réellement besoin de réponses mais la plupart d’entre elles s’en remettent uniquement à leurs proches où aux associations d’aide aux personnes handicapés.

Du côté des professionnels du droit, c’est un peu le même cas de figure. La majorité des professionnels du droit ne se documente pas assez sur les droits des handicapés. Plus encore, certains nient leur responsabilité dans la protection des droits des handicapés. Ils assurent que le manque d’ « expérience » en matière d’handicap ne leur permet pas d’offrir leur aide. Quelles sont donc les solutions ?

L’information, la formation et plus de main d’œuvre

En premier lieu, il faut que chaque partie ait conscience de la gravité de la situation. Ensuite, la personne handicapée doit se manifester et doit impérativement connaître ses droits. L’intervention extérieure doit être limitée, afin que la personne concernée s’implique davantage pour de plus nets résultats. Pour les professionnels du droit en contrepartie, leur devoir est d’étudier avant tout l’handicap de leur client.

Ainsi, ils seront plus aptes à répondre à ses besoins. A titre d’exemple, les agents de police (qui sont les premiers représentants du droit) devront être formés à l’accueil et à l’accompagnement des handicapés. Afin que la personne à mobilité réduite n’ait plus de problème de communication, notamment pour les sourds-muets, une formation sur leur langage doit être entreprise.

Enfin, le manque de main d’œuvre capable au sein des différents locaux professionnels du droit, mais également auprès des associations d’aide aux handicapés, doit être résolu afin que les procédures s’effectuent plus rapidement. Grâce à toutes ces solutions, et surtout grâce au bon vouloir des deux parties concernées, une justice pour les handicapés se mettra en place automatiquement. La gêne d’être différent ne se fera plus ressentir et une véritable coopération entre justice et personne handicapée sera instaurée.

 

 

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