L’accessibilité concerne aussi le handicap mental

(Last Updated On: 16 juillet 2015)

A priori, l’aménagement de plans inclinés n’est pas difficile. De même, il est tout à fait envisageable de mettre en place un cheminement podotactile. En fait, il existe plusieurs solutions permettant de simplifier le quotidien des personnes ayant un handicap physique (moteur, visuel ou auditif), même s’il reste assez difficile de généraliser. En revanche, pour l’accessibilité par rapport au handicap mental, c’est autre chose. Pour les personnes déficientes intellectuelles, les solutions devraient plutôt être orientées vers la facilité de compréhension, de communication et de repérage. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, l’accessibilité vis-à-vis du handicap mental n’est pas quelque chose de complexe. Quelques moyens simples suffisent même pour cela, sans pour autant engager des dépenses faramineuses.

Objectif : simplifier le quotidien

L’accessibilité vise à permettre, y compris aux personnes à handicap mental, de vivre sans entrave, tout comme les personnes normales. Ces personnes devraient donc pouvoir utiliser les transports en commun sans problème, se rendre chez le médecin pour une visite ou effectuer des démarches administratives. En somme, il s’agit de rendre la vie de tous les jours le moins compliqué possible, en facilitant la compréhension et l’orientation. Il est possible de faire des aménagements simples, qui ne coûtent pas cher. Dans la plupart des cas, des informations simplifiées et facilement compréhensibles suffisent à rendre la vie des personnes en situation de handicap mental moins pénible.

Guide et pictogramme

Pour ce genre d’accessibilité, il y a un paradoxe : contrairement aux mesures d’accessibilité aux handicapés moteurs par exemple, les moyens à mettre en place ne sont pas financièrement lourds. Pour remédier au fait que la France soit à la traîne, l’Unapei a sorti un guide de l’accessibilité, en collaboration avec une association d’auto-représentants. C’est un document qui rassemble les recommandations et les conseils pratiques destiné aux acteurs des institutions et de l’économie, afin que ces derniers puissent instaurer des moyens d’accueillir les personnes handicapées mentales dans diverses situations de leur vie quotidienne. C’est aussi un outil qui vise à promouvoir le pictogramme S3A.

Quelques exemples

L’accessibilité des personnes handicapées mentales tourne autour de quelques points essentiels. En premier lieu, il faut leur permettre de se repérer et s’informer. En effet,  il existe certaines maladies mentales qui requièrent que la personne atteinte ait devant elle des signalétiques simples,  homogènes, comprenant idéalement des pictogrammes. D’autres maladies mentales font qu’il est nécessaire d’aménager des espaces facilement compréhensibles, avec des entrées faciles à repérer. Il y a aussi l’accessibilité liée à l’utilisation d’équipements. Certaines personnes handicapées mentales ont besoin que les équipements soient simples à utiliser, avec éventuellement des notices explicatives faciles à comprendre. L’accessibilité, c’est aussi communiquer et participer sans entrave. Dans certains cas, l’accueil humain peut être indispensable, de même que les attentions spécifiques. Il faut aussi parfois un milieu assez tranquille, avec des éclairages assez sobres. D’autre part, il faut que la personne se sente en sécurité. Pour cela, il faut que les systèmes d’évacuation soient faciles à comprendre et les issues de secours facilement repérables.

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.