Signature d une charte pour l amelioration de la qualite de la langue des signes

Signature d’une charte pour l’amélioration de la qualité de la langue des signes

(Last Updated On: 3 mars 2015)
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Dans une optique d’optimisation dans l’usage de la langue des signes, la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées a signé une charte avec de nombreux responsables au niveau des chaînes de télévision.

Le mois dernier, la charte en vue d’améliorer la qualité de l’usage de la langue des signes française (LSF) dans les programmes a été signée par Ségolène Neuville, les chaînes de télévision nationales (France Télévisions, TF1, BFMTV…) ainsi que le CSA. Suite à l’application de cette charte, il devrait y avoir du progrès en matière de visibilité de l’interprète. Dans l’idéal, ce dernier apparaîtra sur un tiers de l’écran. La charte met l’accent sur la nécessité que le cadrage soit possible en « plan américain ». Autrement dit, il doit être à mi-cuisse pour que tous les signes soient visibles. Le document émet également des règles sur la qualification des interprètes : ils doivent être des professionnels diplômés.

Cette charte vient d’être signée juste après la diffusion du film « La famille Bélier » qui a attiré près de quatre millions de spectateurs.

La charte stipule qu’une attention particulière sera portée sur le respect du sens du discours au cours de l’interprétation en LSF. En outre, le document impose que, quelle que soit la langue cible(en version orale, sous-titrée ou LSF), la langue française doit être respectée. Les signataires s’engagent à rechercher des solutions innovantes, comme proposer l’accès au portail LSF avec une bibliothèque d’instruments par le biais de solutions TV connectées. L’incrustation optionnelle, en superposition à l’image vidéo, devrait également être rendue possible.

De nombreuses personnalités du monde télévisuel étaient présentes pour procéder à la ratification de la charte : Olivier Schrameck (président du CSA), Alain Weill (président du groupe NextRadioTV, premier actionnaire de BFM), Nonce Paolini (président de TF1) et Rémy Pflimlin (PDG de France Télévisions). En outre, les dirigeants d’associations œuvrant pour l’accessibilité des personnes sourdes ont aussi apposé leur signature.

D’après Ségolène Neuville, secrétaire d’État, « La fenêtre de l’interprète LSF n’est pas une tâche à l’écran mais un facteur d’inclusion ». Elle souhaite alors que les journalistes sourds soient mieux représentés au niveau des écoles de journalisme ainsi qu’à la télévision. Pour la secrétaire d’Etat, ce document est une « image forte », car des réticences subsistent encore et certaines chaînes ont peur de perdre en attractivité.
Mme Neuville a également précisé que, la semaine précédant la signature de la charte, tout le monde était collé à son écran : beaucoup de gens peuvent se sentir écartés si de plus gros efforts ne sont pas faits en faveur de l’accessibilité.

En revanche, aucune avancée quantitative n’est prévue dans le texte. Jusqu’à présent, la LSF ne s’affiche que sur quelques journaux télévisés : deux sur France 2 le matin, lors des questions parlementaires du mercredi après-midi sur France 3 et sur France 5, au cours de l’émission L’œil et la main. Néanmoins, la LSF est visible dans certains programmes privés.

 

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