Comment mettre les escaliers aux normes ?

Les escaliers représentent un risque pour les personnes malvoyantes et non-voyantes. C’est pourquoi il est impératif de mettre en place plusieurs équipements pour les signaler.

 

escalier

 

Les dimensions réglementaires d’un escalier

Pour être conforme aux lois d’accessibilité, un escalier doit respecter certains pré-requis. La largeur doit être au minium de 1,20 m pour que 2 personnes puissent se croiser. Chaque marche doit ensuite mesurer jusqu’à 17 cm maximum de hauteur et avoir un giron de 28 cm minimum.

 

L’escalier doit également être équipé de différents éléments de signalisation. En savoir plus sur les antidérapants escaliers.

 

Les dalles d’éveil à la vigilance

La première chose à faire est de prévenir les personnes malvoyantes et non-voyantes de la présence d’un escalier. Il faut pour cela utiliser une dalle d’éveil à la vigilance, appelée aussi dalle podotactile. Elle doit être posée en haut de chaque palier d’escalier, à 50 cm de la 1ère marche, sur toute la longueur.

 

Selon la réglementation, la largeur préconisée de la dalle d’éveil à la vigilance est de 40 cm pour les ERP et de 60 cm pour la voirie.

 

Cette dalle podotactile doit être contrastée visuellement par rapport au sol pour permettre sa détection par les personnes malvoyantes. Elle doit également être antidérapante pour assurer la sécurité des utilisateurs.

 

Les dalles d’éveil à la vigilance sont soumises à la norme NFP 98-351 qui impose :

-  Une résistance à la glissance SRT > 0,4

-  Une résistance AFPV du plot > 0,45

-  Une classe feu niveau M3 minimum

-  Une classe fumée niveau F3 minimum

-  Une résistance à l’indentation et une stabilité dimensionnelle

-  Un diamètre de plot de 25 mm et un espacement de plot de 75 mm

-  Une continuité du signal sur plusieurs dalles

 

Ces dalles podotactiles en plaque peuvent être remplacées par des clous ou plots podotactiles, diamètre 25 mm. Toutefois, les clous et plots seuls ne présentent pas un contraste suffisant pour être conforme. Il est donc nécessaire d’adapter le sol avant la pose.

 

Les nez de marche

Les nez de marche permettent aux personnes malvoyantes de repérer le nombre de marche que comporte l’escalier et où commence chaque marche. C’est pourquoi il est impératif qu’ils soient placés sur chaque marche de l’escalier et qu’ils soient contrastés par rapport au sol. Ils doivent également être antidérapants pour éviter tout risque de chute.

 

La bande contrastée des profils nez de marche doit mesurer au minimum 3 cm de large pour les ERP et 5 cm pour la voirie.

 

Les nez de marche doivent être certifiés conformes à la réglementation du 08/12/2014 pour être valides.

 

Les repérages de contremarche

Les repérages de contremarche doivent être posés sur la 1ère et la dernière marche de chaque palier d’escalier pour signaler aux malvoyants le début et la fin de chaque escalier. Ils doivent être contrastés par rapport au sol, sur une hauteur de 10 cm minimum.

 

Ces repérages de contremarche existent en version seule (à visser ou adhésive) ou combinée à un nez de marche antidérapant.

 

La main courante

La main courante doit être placée de chaque côté de l’escalier, avec un espacement de 1,20 m entre les deux, à une hauteur comprise entre 0,80 et 1 m.

 

La main courante se prolonge obligatoirement d’une largeur de marche en haut et en bas de l’escalier. Si possible, elle peut être continue le long des paliers d’étage pour éviter la rupture de guidage.

 

Comme pour tous les éléments équipant l’escalier, la main courante doit être contrastée par rapport à son environnement.

 

Pour faciliter les déplacements des personnes aveugles et malvoyantes, il est recommandé d’installer des manchons en braille sur chaque main courante pour indiquer les étages.